Nouvelles contraintes (2)

Voici la fin de la conversation avec Valentine et Alexiane.
Emplois d’étudiant, occupations du weekend, sur fond de couvre-feu comme vous le savez. Et savez-vous que de nouvelles régions de France sont maintenant soumises elles aussi à ces restrictions ?
Pas drôle, tout ça. Alors pour le moment, nous allons malgré tout profiter un peu de notre semaine de vacances !

Nouvelles contraintes(2) – France Bienvenue

Transcription
V : Valentine / A : Alexiane / A : Anne

A : Et alors, vous travaillez le weekend, vous avez dit, Valentine.
V : Oui.
A : Donc c’est quoi ? Qu’est-ce que vous faites ?
V : Je vends des chaussures.
A : Ah, d’accord.
V : A Grand Littoral (1). Je travaille de 10 heures jusqu’à 19 heures.
A : Le samedi ?
V : Oui, tous les samedis. Ça se passe bien, bon, toujours avec les gestes barrières, les masques toute la journée.
A : Oui. C’est long, hein !
V : Oui. Du coup, je me suis habituée depuis cet été, mais…
A : Et des clients difficiles ?
V : Oui. Des fois, il y en a, ils sont durs ! Ils sont même très durs.
A : C’est vrai ?
V : Je suis assez patiente mais des fois, j’ai envie de m’énerver (2), mais il faut rester zen.
A : Bon ! Et c’est un boulot que vous avez… un travail que vous avez trouvé, donc là, vous dites depuis l’été ?
V : Oui, j’ai commencé cet été. Et après, elle (3) m’a proposé de le faire en étudiant. Donc comme elle dit : « Si tu veux te faire un peu d’argent de poche (4) dans l’année », elle me dit : « Si tu veux, moi, je te prends le samedi, pour travailler. »
A : Et alors, vous arrivez à concilier (5) quand même avec les études.
V : Oui. Après, c’est un petit peu dur, parce que du coup, le dimanche, je sors pas trop, je suis plus au niveau des devoirs.
A : Eh oui. Il reste pas grand-chose (6), finalement.
V : Oui. Voilà. Du coup, j’essaye de m’avancer pour essayer d’avoir mon dimanche mais c’est pas toujours possible.
A : Oui, oui, c’est sûr, il y a du boulot quand même, à l’IUT, hein. Et vous, Alexiane, vous avez cherché un travail d’étudiant ou pas ?
Al : Non, non. Je voulais mais…
A : Parce que ça ferait trop ?
Al : Oui, là, je pensais que… Oui, je pense que ça allait faire trop. Et puis en plus, avec le coronavirus, c’est encore plus compliqué. Je voulais faire du baby sitting. Mais du coup, ça rend les choses encore plus compliquées.
A : Oui, c’est sûr.
V : Surtout qu’il y a suffisamment de contacts avec les gens, les enfants tout le temps.
Al : C’est ça, les enfants, tu peux pas avoir de gestes barrières avec eux, c’est pas possible.
A : Non, non. J’imagine, hein, oui, que c’est difficile, ça. D’accord. Donc c’est remis (7) à plus tard.
Al : Oui, c’est ça.
A : En espérant que ce virus se calme rapidement et qu’on puisse reprendre une vie…
Al : En espérant ! Mais bon…
A : On s’habitue mais c’est vrai que c’est long, hein, quand même.
V : Je pensais pas que ça allait durer autant de temps.
A : Bah non ! Personne n’y croyait, hein. On n’y croyait pas du tout.
V : On m’en parlait. Je comprenais pas vraiment ce que c’était. On m’a dit : « Oui, vous allez plus avoir école. » J’ai fait : « Oh ! Pourquoi ? » Et on m’a rien expliqué. J’ai fait : « Oh, d’accord, je comprends ». Donc je pensais que ça allait durer deux semaines, pas sept mois.
A : Oui, oui, bah c’est vrai que c’est vraiment très surprenant. Puis là, même, par exemple le terme de couvre-feu, ça fait, je sais pas, penser à la guerre, à des choses comme ça. On n’est pas… On n’était pas prêts, quoi, finalement, à avoir des circonstances comme ça.
V : On se sent assez limités. Surtout moi, personnellement, j’ai jamais eu de couvre-feu instauré (8) par mes parents ! Donc là, je veux dire, instauré par la loi ! Je fais ouah !
A : C’est vrai !
V : Ça fait bizarre !
A : Ils vous laissaient faire raisonnablement ce que vous vouliez faire.
V : Après, j’abusais pas non plus, parce que j’aime pas abuser (9). Mais à 21 heures, j’ai le droit de sortir bien longtemps après !
A : Oui, 21 heures, c’est tôt ! On va tous pouvoir se coucher très tôt, en fait.
V : C’est ça !
A : Voilà. Bon bah je vous remercie. Je crois que vous avez cours maintenant ?
V/Al : Oui.
A : En demi-groupe.
V: Toujours.
A : Bah je vous souhaite une bonne après-midi et puis ensuite, bah un bon weekend quand même. Donc du boulot pour vous ?
V : Oui.
A : Oui. Et pour vous, Alexiane…
Al : Moi, c’est plus tranquille.
A : Oui ?
V : C’est le repos.
A : Un peu de travail pour l’IUT. Puis quand même, le temps de souffler (10).
Al : Oui, quand même, je vais travailler.
A : C’est bien. Bon, bah je vous remercie. Bon après-midi à toutes les deux.
Al : Merci.
V : Merci. Avec plaisir.

Des explications :
1. Grand Littoral : c’est le nom d’un des centres commerciaux de Marseille
2. s’énerver : perdre patience et se fâcher
3. elle : la gérante du magasin qui emploie Valentine
4. se faire un peu d’argent de poche : gagner un peu d’argent grâce à cet emploi d’étudiant. (familier)
5. concilier (deux activités) : trouver un équilibre pour faire les deux
6. il ne reste pas grand-chose : il ne reste pas beaucoup de temps
7. remettre quelque chose à plus tard : repousser quelque chose, prévoir de la faire ultérieurement
8. instaurer un couvre feu : décréter un couvre-feu. Le mettre en place
9. abuser : exagérer, dépasser les limites
10. souffler : se reposer, se détendre, relâcher ses efforts

La nouvelle carte de France du couvre-feu est ici.

A la semaine prochaine

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