Prête à partir (1)

La fin de l’année universitaire approche. Il est temps de penser à la suite. Myriam nous explique aujourd’hui ce qu’elle a décidé de faire pendant un an à partir de fin août. Vous devinez ?

Transcription
M: Myriam / A: Anne

A : Vous arrivez au bout de (1) vos études à l’IUT, hein, les deux ans. Vous allez sortir avec un beau diplôme. Et donc, pour l’année prochaine, quels sont les projets ?
M : Donc pour l’année prochaine, moi, je souhaite partir à l’étranger, dans un pays qui s’appelle la Finlande et dans une ville qui s’appelle Jyvaskyla. Donc c’est une ville qui se trouve à peu près à deux heures de route de la capitale, donc Helsinki, qui a environ 100 000 habitants (2). Et donc je compte (3) faire mes études dans cette ville pendant un an et mon programme (4), ce sera plus un programme basé sur ce que j’ai fait donc durant mes deux années à Marseille, c’est-à-dire plutôt business, marketing, management et ce genre de choses.

A : Mais ça va être dans une autre langue ?
M : Oui. Alors, la plupart des cours, c’est… sont en anglais. Il y a aussi certains cours qui sont dispensés (5) en version finnoise aussi. Personnellement, je ne parle pas du tout le finlandais.
A : Vous n’avez pas regardé un peu, écouté un peu à quoi ça ressemblait ? Moi, j’ai… j’ai aucune idée de à quoi ressemble le finnois.
M : J’ai jamais écouté mais je suis déjà allée sur les réseaux sociaux et j’ai vu comment c’était écrit, un peu. C’est totalement différent des langues que je connais, donc le français, l’anglais, l’espagnol. Il y a des lettres qui sont différentes, des prononciations qui sont différentes, donc j’ai jamais entendu parler mais j’ai déjà vu écrit et ça a l’air assez compliqué.
A : Bon, et donc après, au niveau des changements, alors vous dites : « Bon, après mes études à Marseille, je pars en Finlande. » Ça va être totalement différent, non, au niveau du… (6) ne serait-ce que (7) du climat ?
M : Oui. Mais il y a beaucoup de choses qui changent : déjà, les personnes, les gens. Je crois qu’au niveau de la mentalité (8), c’est pas du tout pareil, les Français et les Finlandais sont totalement différents. Au niveau aussi de la nourriture, j’ai regardé : il y a pas grand-chose qui est semblable à ce que l’on mange ici en France, ou ce que l’on peut manger dans des pays plutôt frontaliers (9) avec la France. Et après aussi, ce qui va changer, c’est beaucoup le climat.
A : Oui.
M : Parce que donc, durant les mois d’été, c’est à peu près pareil au niveau des températures. Mais par contre, l’hiver, ça peut aller jusqu’à moins 30 degrés. Voilà, il fait très froid, il y a la neige.
A : Vous aimez la neige ?
M : Ouais, ça va ! Ça, j’aime bien, ouais, ouais. Et il y a certains moments de l’année aussi où en fait, les jours sont très longs ,donc il y a pas beaucoup de nuit. Et il y a certains autres moments où en fait, les jours sont en fait très courts. Il fait jour que pendant quelques heures mais sinon, c’est la nuit totale.
A : Donc oui, ça change complètement, c’est sûr. Bon alors, pourquoi est-ce que vous avez décidé de partir en Finlande ?
M : Alors ça a été un peu compliqué parce que au début, c’était pas mon premier choix. Mon premier choix, c’était les Etats-Unis. Mais pour partir aux Etats-Unis, il faut passer une certification anglaise qui s’appelle le TOEFL et c’est une certification qui coûte assez cher. On nous demandait de la passer avant la mi-décembre.
A : Ah oui !
M : Et du coup, voilà, je me suis pas sentie forcément capable de passer cette certification à ce moment-là , donc j’ai abandonné l’idée des Etats-Unis. Après, je me suis tournée vers la Suisse. Donc là après, on m’a dit que pour que mon dossier (10) puisse être envoyé dans l’université de Fribourg, il fallait que je paie des frais de dossier qui s’élevaient à 450€, sachant que c’était pas sûr que finalement, l’université suisse me dise oui. Et c’est des frais qui n’étaient pas remboursables et du coup, j’ai préféré ne pas payer 450€ au risque que l’on me dise non par la suite (11). Donc du coup, la Suisse, c’est aussi tombé à l’eau (12). Je me suis dit : pourquoi pas la Finlande ?
A : Oui, oui. Bah il y a quelques années, on a eu un étudiant, et lui, il est parti donc à Helsinki et il a passé un an et franchement, il a adoré la vie là-bas. Il a trouvé que c’était formidable (13), enfin, il était complètement conquis par le pays, par les gens, par tout ce qu’il avait découvert et je crois que ça a changé vraiment le cours de sa vie, parce que lui, c’était pareil : au début, il devait partir… Alors, attendez, c’était une histoire… C’est pareil, il devait partir aux Etats-Unis et puis, ça s’est pas fait (14) à cause de … d’une histoire de visa au et dernier moment, il a cherché comment partir, à tout prix (15). Et donc il est parti en Finlande. Et franchement, il dit : « Je crois que… enfin, on pouvait pas… je pouvais pas rêver mieux. » Et ensuite, bah quand il est revenu en France, il a continué ses études, il a fait une très belle carrière mais c’est quelque chose qui vraiment mais (16) l’a marqué et il était super content. Donc à mon avis, vous allez avoir… vous allez découvrir plein de choses et puis, il faudra nous raconter après !
M : Oui, oui, bah oui, bien sûr. J’espère aussi que ce sera une bonne expérience, une bonne année.
A : Oui, oui. Bah là-bas, vous allez découvrir un campus international donc.
M : Ouais.
A : Bah c’est bien, hein ! Oui, oui, super !

Des explications

  1. au bout de : à la fin de
  2. 100 000 : on dit « cent mille ». On laisse un espace entre les groupes de trois chiffres. On ne met pas de virgule, ni de point.
  3. compter faire quelque chose : avoir prévu de faire quelque chose. Pour se renseigner sur les intentions de quelqu’un, on demande très souvent : Qu’est-ce que tu comptes faire ?
  4. le programme : il s’agit du contenu des études qu’on suit.
  5. dispenser un cours : faire / donner un cours. Il ne faut pas confondre avec dispenser quelqu’un de (faire) quelque chose, qui signifie autoriser quelqu’un à ne pas faire quelque chose : Comme il est français, il est dispensé des cours de langue française dans son université aux Etats-Unis.
  6. au niveau de… : en ce qui concerne
  7. ne serait-ce que… : au moins
  8. la mentalité : c’est l’ensemble des manières de penser, d’agir et de voir les choses propres à un groupe, un pays.
  9. frontalier : qui a une frontière commune avec un pays.
  10. mon dossier : il s’agit du dossier de candidature, avec tous les documents nécessaires.
  11. par la suite : ensuite
  12. tomber à l’eau : quand un projet tombe à l’eau, il est abandonné. Par exemple: L’été dernier, notre voyage en Europe est tombé à l’eau à cause de la crise sanitaire.
  13. formidable : super, génial
  14. ça ne s’est pas fait : ce qu’on avait envisagé de faire n’a finalement pas eu lieu.
  15. à tout prix : quelles que soient les conditions. Cela signifie qu’il n’était pas question pour lui de renoncer à partir à l’étranger.
  16. mais : ici, ce mot sert à renforcer, à souligner ce qui suit. C’est comme dire : ça l’a vraiment marqué. (style oral) Donc ici, c’est redondant puisqu’il y a déjà vraiment.

A la semaine prochaine !

Une réflexion sur “Prête à partir (1)

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