Elle a trouvé sa voie

Aujourd’hui, Yéléna part à la rencontre de Fatima, une étudiante qui nous parle de son projet professionnel et donc de la suite de ses études pour l’année prochaine. C’est bien car elle sait maintenant ce qu’elle veut faire, grâce à sa deuxième année à l’IUT.

Transcription
Y: Yéléna / F: Fatima

Y : Bonjour, Fatima.
F : Bonjour.
Y : Alors, est-ce que tu pourrais te présenter ?
F : Oui. Alors, je suis Fatima, j’ai dix-huit ans. Actuellement, je suis étudiante en alternance (1) en 2ème année, DUT GEA, donc c’est Gestion des Entreprises et Administrations.
Y : Ton alternance se passe bien ?
F : Oui, ça se passe bien ! C’est dans un cabinet d’experts comptables à Saint-Antoine (2). Donc, il y a du… de la comptabilité, du social (3) et je touche un peu à tout (4), donc oui, ça me permet d’avoir de l’expérience et d’apprendre beaucoup de choses.
Y : Et tu souhaiterais continuer les études après ?
F : Bah, oui, j’aimerais bien poursuivre (5) en Licence Pro (6), Licence Pro RPC (7), pour ensuite, faire un Master Pro dans la finance car la comptabilité, j’aime beaucoup, mais j’aimerais plus approfondir dans la finance.
Y : D’accord. Et plus tard, tu aimerais bien faire quoi ?
F : Pourquoi pas Directrice Financière, Directrice Financier (8).
Y : D’accord.
F : Ou… voilà, tout ce qui est finance, contrôleur de gestion. (9)
Y : D’accord.
F : Dans ce domaine-là.
Y : Et ça t’est venu quand, cette idée ?
F : Alors, cette idée, bah écoute, avec l’alternance, ça a pu vraiment me permettre de comprendre un peu ce que j’aime, ce que j’aime pas, ce que j’ai vraiment découvert, la comptabilité pure, pas ce qu’on voit en cours, mais ce qu’on voit vraiment dans la réalité, et voilà. Maintenant, je comprends que j’aime pas forcément la comptabilité mais plus la finance.
Y : C’est bien, parce que avec l’alternance, tu as pu voir un peu comment ça se passait.
F : Exactement, exactement. Et même, ça me permet d’acquérir de l’expérience dans le marché du travail, donc c’est que du plus (8).
Y : Donc si c’était à refaire, tu referais encore l’alternance.
F : Oui, et même, c’est bien pour ça, que je veux faire une Licence Pro, parce que Licence Pro, c’est de l’alternance.
Y : Eh oui !
F : Et j’aimerais bien continuer dans cette voie-là.
Y : C’est bien ! Merci.
F : Merci à toi !

Des explications
1. étudiante en alternance : dans ce régime d’études, on combine les cours à l’IUT et un emploi dans une entreprise. On alterne donc les périodes de cours et de travail sur le terrain, dans la semaine ou tous les mois par exemple.
2. Saint-Antoine : c’est un quartier de Marseille
3. le social : dans le cadre des tâches des experts comptables, il s’agit de tout ce qui concerne la paie, les bulletins de salaire, les cotisations sociales ainsi qu’une aide à l’établissement des contrats de travail par exemple.
4. Toucher (un peu) à tout : avoir des tâches variées, ne pas être spécialisé. On peut utiliser cette expression en dehors du monde du travail, par exemple pour parler de quelqu’un qui s’intéresse à beaucoup d’activités différentes.
5. poursuivre : continuer
6. une licence pro = une licence professionnelle.
7. RPC : Responsable de portefeuille client
8. Directrice Financier : Fatima corrige à tort ce qu’elle vient de dire ! Il faut bien dire : Directrice Financière. C’est probablement le signe que pendant longtemps, ce n’était pas une profession accessible aux femmes, comme beaucoup de professions. La féminisation des termes se fait peu à peu. Un Directeur Financier (masculin) => au féminin : une Directrice Financière.
9. Contôleur de gestion : le féminin (contrôleuse) n’est pas encore très employé, comme par exemple sur ce site très officiel qui décrit ce métier. Il y a encore beaucoup de femmes qui disent: « Je suis contrôleur de gestion. »
10. C’est que du plus : il n’y a que des avantages

Pour juste écouter :
Le projet professionnel de Fatima – France Bienvenue

La féminisation des noms de métier :
Le féminin et le masculin sont importants dans notre langue. Nous n’avons pas de « neutre ».
Alors, vous le croirez ou pas, le débat sur la nécessité de donner un féminin aux noms de métiers n’a cessé d’agiter les milieux et les institutions qui veillent à la langue française, comme l’Académie Française. Pendant longtemps, il leur a paru insupportable d’entendre ou de voir écrits des mots comme professeure, autrice, doctoresse, etc. Les choses évoluent mais comme souvent en français, cela peut être compliqué; pour certains métiers, il suffit de dire une : un / une comptable, un / une architecte. Mais faut-il choisir auteure ou autrice ? Chèfe ou cheffe ?
Si vous voulez en savoir plus, allez sur le site de France Culture qui fait le tour de la question ici.

A la semaine prochaine.

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