On reste à la maison – Meriem

La vue chez Meriem à Marseille

Pas trop difficile, votre période de confinement ? Malgré cette situation, nous restons actifs pour vous qui aimez le français. Aujourd’hui, c’est Meriem qui nous donne son point de vue sur cette crise sanitaire inédite : son rythme de vie personnel, dont elle nous avait parlé juste avant le confinement, l’aide à traverser tous ces changements.
Séparés les uns des autres depuis maintenant un mois, mais ensemble malgré tout pour attaquer une nouvelle semaine.

Transcription:
Bonjour ! Vous êtes bien sur le site de France Bienvenue. N’hésitez pas à vous abonner. Nous sommes en projet.

Donc, aujourd’hui, on va parler du confinement, de ce qui passe avec le coronavirus. Donc pour moi, le confinement, c’est un peu inédit (1) et un peu compliqué, parce que moi, j’ai un boulot à côté (2), donc je fais de la caisse (3). Avec les cours en visioconférence, c’est un peu… un peu dur, mais j’ai pas le même rythme de vie que mes camarades de classe. C’est-à-dire que bah moi, j’ai un quotidien (4), je sors, je me lève le matin, je vais travailler et le soir, je re-rentre (5) . Et ensuite, j’adapte mon emploi du temps en fonction de mon… de mes horaires de cours, c’est-à-dire que si à telle heure, j’ai un cours de 10 heures à midi, je peux pas aller travailler. Du coup, je préviens ma patronne. (6)

Ensuite, pour ce qui est de (7) s’ennuyer ou pas, moi, j’ai… je m’ennuie pas du tout parce que déjà, j’ai des cours à travailler, j’ai le boulot à côté – donc j’ai déjà dit. Et j’ai aussi, à côté, des activités comme réviser ou sinon regarder la télé. Donc franchement, le confinement, je le vis pas du tout de la même manière que tout le monde, parce qu’il y en a beaucoup qui s’ennuient, qui n’ont pas grand-chose à faire.

Et moi, j’ai pas trop le temps de m’ennuyer en fait. Je dirais plus que je suis très débordée (6) même parce que la caisse, c’est très dur. En plus, quand j’y vais, je prends des risques parce qu’on est confrontés à la clientèle. C’est important, ils nous donnent des gants, un masque, mais c’est un peu dur parce que, à chaque fois, les clients, surtout les personnes âgées, ils s’approchent de nous, ils nous parlent. On a un peu peur. Même les clients, parfois, ils me disent : « Vous devriez pas travailler. C’est pas normal. » Je sais qu’on est en période de confinement et tout, mais normalement, ils devraient mettre quelque chose en place pour que personne n’aille travailler.
Mais bon, ça fait partie des choses de première nécessité (8), donc personne ne peut s’en passer (9), comme les pharmacies et les hôpitaux.

Et du coup, c’est pour ça que c’est un peu dur et surtout qu’il y a une très, très forte demande en ce moment. Il y a vraiment beaucoup de monde. Ils achètent vraiment n’importe quoi. Il faut gérer chaque client parce qu’il y en a qui, franchement, ils sont pas du tout agréables, impolis et très irrespectueux, pas patients du tout. Et ça, c’est franchement dur à encaisser (10) Surtout pour moi qui commence. Je prends ça comme une opportunité, je me dis : « C’est mieux si je vais travailler  parce que je sors, je suis pas chez moi. Je vais trop m’ennuyer chez moi. » Je me dis que c’est une bonne opportunité et voilà. Même si je travaille deux – trois jours, franchement, ça me fait sortir et ça me fait du bien, parce que moi, j’aime pas trop m’enfermer chez moi à rien faire. J’aime pas du tout, je me sens inutile, alors que là, je peux sortir prendre de l’air frais (11), m’aérer la tête (13) un peu, voir d’autres personnes que ma famille et ça, ça fait du bien. Voilà. Merci beaucoup .

Des explications
1. inédit : complètement nouveau, quelque chose qu’on n’a jamais vu ou vécu auparavant
2. À côté = en plus. Pour Meriem, ce sont les occupations qu’elle a en plus des cours
3. j’ai un quotidien : Meriem veut dire qu’elle a une vie quotidienne rythmée par des horaires.
4. Re-rentrer = rentrer à la maison (très familier)
5. une patronne : une chef d’entreprise
6. pour ce qui est de… = en ce qui concerne le fait de (s’ennuyer par exemple)
7. très débordée : il faut dire vraiment débordée
8. de première nécessité : essentiel, dont on ne peut pas se passer. On parle de produits de première nécessité.
9. On ne peut pas s’en passer = on en a absolument besoin.
10. dur à encaisser : difficile à supporter. (familier) On utilise le verbe encaisser notamment à propos des coups : encaisser les coups = supporter ces coups, ne pas tomber sous les coups.
11. prendre de l’air frais : l’expression normale, c’est : prendre l’air. Ou alors, on dit : respirer de l’air frais
12. s’aérer la tête : se changer les idées, penser à autre chose

Et pour vous ?
– Est-ce important pour vous de garder des horaires, si vous êtes à la maison en ce moment ?
– Si vous sortez pour travailler ( ou faire les courses par exemple), voyez-vous ça plutôt comme la possibilité de sortir de chez vous ou comme un moment où vous avez peur d’attraper le Covid-19 ?

Bonne journée et à très bientôt !

3 réflexions sur “On reste à la maison – Meriem

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s